La voilà, elle vient de rentrer chez elle après un trajet en métro dont elle n'a même pas eu conscience. Pourquoi?
Parce qu'elle avait la tête ailleurs, la tête pleine de lui, de son odeur, de son sourire, de leurs délires ("Meuh, Prout, T'as pas l'heure?")
A peine rentrée, elle a déposé son manteau, enlevé son pull et enfiler le pull de son homme. Oui son homme, cet homme qui la rend si heureuse.
Dans le métro ce matin, elle regardait ses yeux dorés un peu brillant de larmes, et elle se disait oui bien sur ca me serre le coeur de le mettre dans ce train qui va l'éloigner de moi. Et en même temps, elle n'avait pas peur, elle n'avait plus peur, elle savait au fond d'elle que ça n'était qu'un au revoir.
Cette passion qui l'anime empêchait (plus ou moins) les larmes de couler. Elle avait confiance en lui!!
Elle se sentait comme ivre, ivre d'un amour passionnel, elle en veut encore et encore jusqu'à plus soif.
Ses doigts courent sur le clavier de l'ordinateur et sur le clavier de son téléphone. Elle se sent étrangement bien.
Elle regarde le ciel rose par la fenêtre et elle se demande bêtement à cet instant précis quel paysage défile devant les yeux de son chéri.
Elle refile le cours de cette semaine pas spécialement riche en évèvements mais riche en émotions. Passer des heures sur des jeux débiles, à construire des tours en Kapla, à regarder des moitiés de DVD, à se chamailler bêtement sur des détails, à manger de la raclette à 4h de l'aprem, à aller au Super U quatre fois par jour pour assouvir nos fringales.
Bref cette petite bulle faites de petits riens qui forment un grand et beau tout m'a plu tout simplement!
Elle sait dorénavant que la distance n'y changera rien, elle l'aime, et elle veut aller le plus loin possible avec lui!
Je t'aime mon amour